A la Française
Voyage des sens dans le Beaujolais
Le beaujolais, ce n'est pas seulement ce vin nouveau qui enchante par sa robe, son nez et son goût en bouche les amateurs dès le 3eme jeudi de novembre et dont l'arrivée est attendue chaque année avec une impatience sans pareil, et ce jusqu'au Japon. C'est aussi et d’abord une belle région du nord de Lyon qui mérite bien des détours. Suivez le guide, My French Corner vous emmène en voyage !
Un peu d’Histoire…
On raconte que les premières traces de culture de la vigne en Beaujolais remontent au Xeme siècle. La région tire son nom de la famille aristocratique des Beaujeu, célèbre par sa digne représentante Anne de Beaujeu, fille de Louis XI, qui exerça la régence pour son frère Charles VIII.
Le Beaujolais compte de nombreuses appellations aux noms célèbres dont la seule évocation est une invitation à la dégustation : Brouilly, Chénas, Chiroubles, Cotes de Brouilly, Fleurie, Juliénas, Morgon, Moulin à vent, Régnié ou encore Saint Amour.
Idéalement situé le long d’une route commerciale entre le nord et le sud de la France, la vigne est le trésor et le fer de lance du Beaujolais. L’ouverture du canal de Briare au XVIIè siècle et l’arrivée du chemin de fer ne feront que confirmer le succès commercial de ses vins. Mais au-delà du vin, le Beaujolais gagne aussi à être connu pour son patrimoine historique et deviendra au XXème siècle une région touristique : châteaux, pierres blondes, abbayes et vallons, cette région est bel et bien l'une des perles de la région Rhône-Alpes. Riche en histoire, stratégiquement située, il ne manquait à cette région qu'un "gigantesque coup marketing" pour entrer dans la légende et connaître une célébrité mondiale.
"Le Beaujolais Nouveau est arrivé !"
Le Beaujolais Nouveau est un vin primeur, issu du cépage gamay. Sa commercialisation en France est autorisée dès la fin de la période de vinification et il est disponible à l'achat dans le monde entier dès le 3ème jeudi de novembre. Grâce à un marketing bien rôdé et à un lancement chaque année à grand renfort de publicité, le Beaujolais Nouveau est un succès commercial : du Japon aux Etats-Unis, en passant par Paris et les villes du monde entier, nombreux sont ceux qui attendent la sortie de ce vin primeur qui est célébrée et qui donne lieu à de nombreuses fêtes.
L'arrivée du Beaujolais Nouveau est une tradition fêtée depuis de nombreuses années. Cette coutume s'est répandue, et dans de nombreux pays, on attend impatiemment son arrivée. A minuit pile, le jeudi matin, la fête commence, la commercialisation débute. En raison du décalage horaire, les amateurs de Beaujolais du Japon, et ils sont nombreux, peuvent acheter et déguster la nouvelle récolte avant même les Français ! De Sydney à Chicago, les célébrations se ressemblent. Mais on peut apprécier de déguster le vin nouveau dans les petits "bouchons" lyonnais, ces bistrots typiques de la région qui servent le Beaujolais Nouveau en "pot". La percée des tonneaux de vin nouveau sur la place Bellecour est aussi un spectacle à ne pas manquer !
Vous êtes intéressé(e) pour découvrir cette région et vivre intensément la fête du Beaujolais Nouveau, contactez l"agence Pamplemousse, située à Espoo et spécialisée dans les voyages vers la France depuis la Finlande.
Plus d'infos sur leur site web : agence Pamplemousse
Le parfait saucisson...
Déguster du saucisson, c’est toujours un moment de plaisir, une vraie pause savoureuse dont on profite seul(e) ou accompagné(e).
Pour que ce moment soit parfait, faut-il d’abord que le saucisson soit « comme on l’aime ». Sec, ultra sec, tendre ou « entre deux »… comme la cuisson d’un bon steak, le séchage du saucisson dépend du goût de celui qui le mange.
Alors comment faire sécher votre saucisson ?
Lorsque vous commandez votre saucisson sur My French Corner, notre charcutier fait en sorte de lui donner un séchage « entre deux ». Pour ceux qui l’aiment « un peu tendre », il sera alors parfait. Pour ceux qui le préfèrent sec voire extra sec, il va falloir s’armer de patience (et de courage, pour ne pas succomber à la tentation de le déguster avant terme) et lui laisser le temps de se raffermir naturellement.
Mais avant toute chose revenons sur le processus complet.
Le séchage consiste à stocker le saucisson à environ 12°C avec un pourcentage d’hygrométrie de 83 % pendant au moins 7 semaines. Cette étape est importante pour la conservation et le développement de la flaveur des saucissons secs fermiers.
La durée de stockage est longue pour ces saucissons, car en absence de ferments ajoutés, il faut plus de temps pour permettre le développement des micro-organismes. Ces derniers réalisent la fermentation et apportent une flaveur caractéristique aux saucissons.
De plus, la durée de séchage est longue pour atteindre une baisse de l’activité de l’eau suffisante (eau disponible pour les micro-organismes) pour stabiliser le produit. Ainsi, il peut être évité tout risque alimentaire en limitant la croissance de germes pathogènes pour l’homme.
Le séchage des saucissons fermiers peut être réalisé dans des séchoirs dits « naturels » où la température et l’hygrométrie ne sont pas contrôlées. Avec cette méthode, la durée de séchage va être allongée par rapport à l’utilisation d’un séchoir climatisé.
Vous l’aurez compris, faire sécher son saucisson soi-même ne se fait pas sans suivre certaines règles.
Tout d’abord, le saucisson doit être disposé dans une pièce sèche mais bien ventilée, où l’air puisse circuler. L’absence de luminosité est importante. pour éviter la prolifération des germes Lorsque vous avez trouvé l’endroit idéal, il est recommandé de le suspendre par la petite cordelette, et donc de ne pas le poser à plat.
En fonction des conditions de votre pièce il faudra 2 semaines à un mois pour que votre saucisson devienne « juste à votre goût » !
Notre conseil :
Acheter au moins 2 saucissons à la fois : l’un que vous mettrez à sécher et l’autre que vous pourrez déguster en attendant !
L’apéritif à la française
Il est des traditions qui aiment à se perpétuer, surtout quand elles sont synonyme de partage et plaisir. Véritable institution en France, l’apéritif est pratiqué par 90% de la population, au moins une fois par semaine. Décryptage d’une délicieuse coutume.
L’apéritif est un moment convivial qui célèbre les événements, petits ou grands, de la vie familiale et sociale. C’est une occasion informelle d’être ensemble pour échanger et faire connaissance. Cette pratique traditionnelle, très répandue en France et en Europe du Sud, offre une belle opportunité de faire redécouvrir la variété et la simplicité, souvent mal connues, des produits français à travers le monde. Pains, vins, fromages, jambons, pâtés et terrines, jus de fruits, sirops, « tartinades », spiritueux, fruits et légumes, produits de la mer, etc. Autant de qualité et de saveurs variées, qui permettent de multiples présentations et préparations, de la plus simple à la plus raffinée, toutes adaptées aux modes de vie actuels.
Un peu d’histoire
Le rite de l’apéritif tire ses origines de la médecine médiévale. Il désignait, jadis "tout ce qui ouvrait l’appétit", soit souvent un vin cuit aromatisé aux herbes que l’on prenait comme un "remède préventif". Certaines plantes ont été reconnues pour cette qualité ; on en faisait autrefois des boissons dites "apéritives", mais celles-ci étaient plus thérapeutiques que gastronomiques. Au sens propre, l’apéritif permet de stimuler l’estomac avant le repas et de soigner les troubles digestifs.
Ce n’est qu’au XXème siècle que se généralisa le goût des boissons alcoolisées avant le repas. Ce n'est d'ailleurs même qu’après la Seconde Guerre Mondiale que cette pratique de l’apéritif s'étendit à toutes les couches de la population.
Aujourd’hui, pris en famille ou entre amis, au bar, à la maison ou dans les cocktails mondains, l’apéritif devient une sorte de rite de sociabilité, un moment de convivialité et d’échange ; où l'on partage un verre tout en grignotant.
Un rite qui évolue
L’habitude de "prendre l’apéritif" obéit à des modes qui varient selon le pays, le milieu et les circonstances. Il est préférable d’éviter les alcools trop forts, qui dénaturent le palais. Aujourd’hui, certains préfèrent une coupe de champagne … Et ce n'est pas le seul vin bienvenu à l'apéritif !
L’apéritif devient aussi « dînatoire » et passe de préambule à véritable dîner -les formes en moins et la convivialité en plus. Comme il n’est pas toujours aisé de recevoir en même temps beaucoup de convives à sa table ; il est alors possible de transformer un apérititf en un véritable festin. Canapés, verrines, toasts, quiches gourmandes… la « finger food » est ici reine. Toutes les recettes, salées ou sucrées, peuvent prendre vie, mais la règle est de les décliner dans des portions individuelles pour que chacun puisse se servir facilement, sans l’usage de couverts ou d’assiette.
Alors il ne reste plus qu’à trouver l’occasion ou la nouvelle à célébrer pour organiser un prochain apéritif. Que diriez-vous de la réception de votre prochaine commande My French Corner ? ;)
Retrouvez nos recettes pour ne pas manquer d’inspiration ici.
Comment composer un plateau de fromages ?
Quand vous n’avez pas le courage de vous mettre aux fourneaux, bottez en touche et recevez vos amis autour d’un plateau de fromages accompagné de quelques bonnes bouteilles de vin. My French Corner vous révèle les différents éléments de recette pour réussir votre « cheese party ».
Pour composer un beau et bon plateau de fromages, vous devez impérativement respecter certaines règles. A commencer par la première : selon le nombre de convives, présentez entre 5 et 9 fromages.
Comment composer un plateau de fromages ?
Pour quatre à cinq personnes par exemple, choisissez, idéalement, deux fromages à pâte molle (maroilles, pont-l'évêque, brie, camembert ), un fromage de chèvre (crottin de Chavignol, charollais, Selles sur Cher, Saint Haonnois), un fromage à pâte pressée (comté, cantal, tomme, saint-nectaire ou reblochon) et un autre à pâte persillée (roquefort ou bleu d’Auvergne). A coup sûr, chacun y trouvera son compte.
N'hésitez pas à préparer votre plateau au moins une heure avant le service (le fromage, tout comme le bon vin se sert chambré, c’est-à-dire à température ambiante) et comptez environ 50 à 100gr par personne.
Pour ce qui est de la présentation, utilisez plutôt des matières naturelles comme l’osier, le verre, le marbre ou encore l’ardoise (effet garanti). Agrémentez le tout de feuilles de vignes, de cerneaux de noix, de raisins, sans oublier d'espacer suffisamment les fromages pour pouvoir les couper facilement, tout en jouant sur leurs formes et leurs couleurs pour une présentation plus appétissante. Les puristes vous conseilleront également de disposer les fromages du plus doux au plus fort dans le sens des aiguilles d'une montre.
Que vous soyez nombreux, ou non, prévoyez deux couteaux : un pour les pâtes persillées, ou molles, et un pour les pâtes pressées. Evitez les fromages non entamés, afin de ne pas gêner vos invités et de leur montrer le degré d'affinage du fromage (et accessoirement le sens de la découpe).
Pour la dégustation il est de coutume d’ouvrir une nouvelle bouteille de vin, (voire deux : un rouge puissant et un rouge léger ou pourquoi pas un vin blanc sec) et commencez par les fromages les plus doux jusqu'aux plus forts.
Pensez également à présenter une corbeille de différents pains (au noix, aux raisins, aux lardons...) et laissez vos convives découvrir les subtils mariages entre pains et fromages.
Enfin, cornichons, confitures et fruits secs accompagnent aussi idéalement le fromage. Et nec plus ultra, disposez dans de petits bols des grains de raisins et des morceaux de fruits frais (pomme ou poire): ils permettront à vos invités de se rincer la bouche et d’avoir le palais frais avant de découvrir un nouveau fromage.
Ca y est, vous savez tout. Les prochains convives qui auront la chance de dîner chez vous vont se régaler !
L'art du fil et de l'assiette
« En avril ne te découvre pas d’un fil », disait l’adage. Mais l’auteur de cette illustre phrase n’avait pas pensé qu’avril est un bien joli mois pour couvrir sa table d’une nappe aux couleurs printanières, d’un vase de jonquilles. Car avril, c’est aussi Pâques, symbole de renouveau… et d’agneau !
Pour poser les bases de cette rubrique, nous vous avons relaté dans le premier article, le B.A.BA d’un repas de fête en France. Mais « A la Française », c’est d’abord une histoire de convivialité et de moments partagés autour de cette fameuse table. Alors pour incarner nos propos, nous sommes allées à la rencontre d’un couple, qui – à la vie comme en cuisine- s’accorde à merveille et forme le subtil mariage de l’art de la table et de l’assiette.
Colette est une fée de la couture aux goûts sûrs et aux idées en perpétuelle ébullition. Tout l’inspire : l’Afrique du Sud, son pays de cœur où elle était expatriée avec son mari pendant 18 mois, l’Asie qu’elle a découvert récemment, et bien sûr la Finlande. Quand elle reçoit, elle se charge d’habiller sa table avec des créations qu’elle signe « by Co. ». Nappe, serviettes, maniques, tablier… Les motifs de rennes sont souvent à la fête !
Dans la famille de Daniel, la cuisine est à première vue affaire de femmes. Sa grand-mère fut l’une des premières à porter le titre de « chef de cuisine » en France ; sa mère a suivi la lignée, et maintenant c’est au tour de sa sœur. De cette famille de « toqués », Daniel a également hérité de ce gène que l’on aimerait tous avoir, mais a choisi de ne pas en faire sa profession. Ne vous y trompez pas, derrière ses fourneaux, c’est assurément lui le chef !
Colette et Daniel Levecque vivent à Rauma depuis deux ans. Une arrivée tout en contrastes quand on a connu la chaleur brûlante de l’Afrique et la vie en micro communauté.

Alors pour créer du lien et de la convivialité autour d’eux et entre les expatriés, ils décident d’organiser des soirées dînatoires. Car comme le dit si bien Daniel : « En Finlande, on discute au sauna, mais en France, on apprend vraiment à se connaître une fourchette à la main ». Et c’est sous les nuits blanches de l’été que Daniel a fait griller ses premiers cochons à la broche et cuisiner des paëllas géantes pour régaler ses convives et ses voisins.
Puis en octobre dernier, le couple lance la première édition de soirées « A la française ». Trois mois d’organisation pour trouver la bonne salle, composer et tester le menu idéal, définir le thème et la décoration pour pouvoir broder nappes et serviettes. Beaucoup de travail et d’énergie dépensés sans compter pour leur propre plaisir mais surtout pour faire plaisir.
Les 60 participants ont pu déguster au fil des plats : noix de St Jacques au Safran, gigot d’agneau, gratin dauphinois, plateau de fromage de France et en dessert des tartelettes façon Tatin, des choux Chantilly, des Mille feuilles… Et dans ce « restaurant éphémère », Daniel, chef d’un soir, se régale de pouvoir faire partager sa passion pendant que Colette met les petits plats dans les grands.
Forts du succès et de l’ambiance de la première soirée, le couple a réitéré l’exercice une seconde fois à l’occasion de la Saint-Valentin. Au menu : homard et en thématique : les amoureux de Peynet. Des instants délicieux qui rappellent « la maison » pour certains et initient à l’art de recevoir en France pour d’autres.
Nos papilles s’impatientent de savoir quand se tiendra la prochaine édition !

Découvrez avec nous les grandes étapes de ce qui constitue un patrimoine national.
Tout d’abord, en France parler de "Cuisine" voire de "gastronomie" ne concerne pas uniquement ce qui est servi à manger. C’est aussi ce qui entoure le repas. En l’occurrence, il s’agit du service et de la confection de la table. Jolie nappe, verres en cristal, porcelaine fine ; à l’occasion des réceptions (entendez « repas de fête »), l’hôte cherchera à mettre « les petits plats dans les grands » afin de créer la meilleure mise en scène aux plats qui seront servis.
Telle une partition bien écrite, les plats se succèdent suivant un ordre immuable :
L’apéritif d'abord. Il a pour but d’ouvrir l’appétit avec des petits fours. L’alcool servi est généralement doux et doit préparer au repas suivant.
Vient ensuite l’entrée et ses plats composés de crudités, de charcuterie et de mets peu copieux.
Avec le plat principal (ou les plats puisqu’il est possible que plusieurs s’enchaînent dans les assiettes) le repas prend toute sa dimension. Les mets sont, de manière générale, chauds et conséquents. Des viandes aux poissons, c’est ici que s’expriment les saveurs les plus intéressantes. Le vin blanc, rouge ou rosé, servit selon le menu, vient subtilement apporter ses arômes complémentaires.
Dans certaines régions, on pratique ce que l’on nomme le « trou » : une pause au milieu du repas (ou entre deux plats principaux) où l’on sert une liqueur qui libère l’estomac, accompagnée d’un sorbet.
Arrive ensuite le fromage. Dans une nouvelle assiette, chaque convive se sert des petites parts des diverses spécialités présentées sur un plateau. La France étant célèbre pour sa variété extraordinaire de fromages, le choix ne vient jamais à manquer. Le pain accompagne tous les plats, mais revêt une importance toute particulière dans le repas.
Puis enfin arrive l’heure de la touche sucrée : le dessert. Clôturant le repas, le dessert permet d’aiguiser la gourmandise des invités bien rassasiés après cette suite de plats.
Vous l’avez déjà compris, en France, un repas peut durer des heures entières. Ces grandes cérémonies culinaires symbolisent pour les français une fête joyeuse et conviviale durant lesquelles les invités échangent beaucoup car, les français le savent : parler fait aussi digérer !








